Véronique Bettini

  • « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir » – Montesquieu

  • Le doute bénéficie au malin

    Assez particulier de se trouver dans un commissariat de police de la Capitale face à un officier de police judiciaire qui ne porte pas d’immatriculation et qui de surcroit refuse de décliner son identité.

    Assez particulier de devoir demander que ce même officier de police judiciaire ne s’approche pas de vous alors qu’il avait semble-t-il l’intention de vous attraper par le bras pour vous faire sortir du commissariat.

    Assez singulier de s’entendre dire que l’on ne peut pas déposer de plainte sous l’article 226-15 du code pénal, ni toute autre plainte et que si l’on persiste à vouloir le faire, le service du même commissariat appellera pour demander un placement en psychiatrie.

    Tout aussi particulier, les menaces dans la journée qui ont fusé – toujours à menacer les vôtres.

    Il faut que l’on se rappelle le pays – la France.

  • On your watch II

    La manipulation est un art qui est utilisée avec grande dextérité lorsque, entre ses mains, une entité possède un nombre déterminant d’informations.

    Pour faire appel à un certain type de manipulation, pour pouvoir agir efficacement, il faut par conséquent posséder un système de conservation des informations pour que le moment opportun, on puisse y faire appel.

    En matière de harcèlement en réseaux, l’entité, quelle qu’elle soit, possède cette incroyable capacité. Elle a cette réserve d’informations qui surprendrait toute autorité légale de gestion et de régulation du traitement et de la conservation des informations personnelles d’un individu. Cette entité a la capacité de mettre sur la table aussi bien des informations administratives, telle qu’une adresse postale vieille de 50ans, des détails de relations personnelles ou intimes de 30ans en arrière mais aussi des affirmations sur des générations passées si cela peut provoquer sur la personne cible ou son environnement une compréhension ou une réaction.

    Mais voilà qu’au milieu de cette incroyable capacité se trouve une oditité.

    La carence ou peut-être l’impossibilité matérielle encore à ce jour de pallier à une faille. Cette entité n’a en fait pas de coordination véritable entre les services.

    Je ne m’épancherais pas sur le sujet dans un souci de ne pas perfectionner la machine qui est à l’œuvre.

    Si elle a un, “au-delà du réel”  formidable maillage de la population mondiale (sic) qui lui permet d’actionner ses pions comme elle l’entend, elle est aveugle de certains faits.

    Prenons l’exemple de mon prisonnier politique favori.

    La machine se met forciblement en action sur un point géographique précis. Elle pense ici en mettant un point sur la carte établir une légitimité sans réaliser que les entreprises précédentes ont laissé derrière elles des empreintes de mammouth qui permettent, non pas à une dizaine, mais DES dizaines de personnes ne savoir que le point posé de la fiction qu’ils entendent établir n’est pas véritablement en ligne avec les faits.

    Si la fiction qu’il affectionne va sembler valide à toutes personnes arrivant après ce point fixé, elle laisse entrevoir à toutes les personnes impliquées en amont une marque de fonctionnement.

    Je pense en écrivant ces lignes aux archives de la Stasi qui ont laissé derrière elles un puissant témoignage de la volonté d’un état de contrôler individuellement leurs citoyens dans le seul souci de conserver son pouvoir.

    Est-ce qu’aujourd’hui l’archivage des coordinations est refreiné parce que tout simplement absolument hors la loi.

    A n’en pas douter, la simple transcription de faits de coordination en trait à la collecte d’informations serait un aveu culpabilité fortement condamnable. Une fuite à la Snowden serait d’un séisme des plus puissants, vu l’ampleur mondiale du phénomène.

    Peut-on espérer qu’un jour lorsqu’une brèche dans la faille se fera véritablement voir plus d’une voix à la fois s’y s’engouffront pour se faire entendre.

    Le courage reconnaît les vaillants.

  • Lecture

    Juges en Corse édition R.Laffont

    “Neufs magistrats témoignent sur l’emprise mafieuse et les ambiguïtés de l’état”

    Comment dire ?

    La France est-elle vraiment exempte d’influence mafieuse ? 

    Le système judiciaire n’est-il pas gangréné par une certaine dérive d’influence ?

    Il y a soit une réelle innocence d’un système en place ou une incroyable hypocrysie.

    Les ambiguïtés de l’état sont en réalité si terrifiantes que personne ne les adresse de front.

    On laisse planer le doute espérant qu’elles répondent à une raison d’état justifiée et cohérente.

    Oui mais, et si ces pouvoirs en place n’étaient motivés que par le désir aveugle de conserver un territoire ?

    Et si ce pouvoir en place avait sous sa main mise toute la société, jouant aux marionnettistes là où il n’y a pas forces vives, manœuvrant sans pitié l’art de la ruse et de la trahison lorsque son pouvoir est en puéril.

    “Assumption blind, hypothesis guide” Chris Voss

  • On your watch

    “Et parce qu’il ne peut y avoir de bonnes lois là où il n’y a pas de bonnes armées et que, là où il y a de bonnes armées, il faut qu’il y ait de bonnes lois, je laisserai de côté le débat sur les lois et je parlerai des armées.”

  • Ce qui se passe

    En terme de harcèlement en réseaux, le silence est souvent présenté comme le refuge contre le harcèlement. Lorsqu’une personne ciblée parle, la répression se fait plus forte.

    Pourtant le silence est la pire des solutions. Si le silence est gardé, personne ne pourra jamais rassembler les petits bouts de faits, de vérités pour comprendre et découvrir l’ampleur de la machinerie à l’oeuvre.

  • Changement de statut et degré d’émotivité

    Le mot qui revient souvent en ce moment est “uncanny”.

    Il est déjà assez particulier de changer de statut. D’anonyme harcelé à ennemi d’un pays tout en étant prisonnier politique d’un état.

    Écrire une fiction serait plus raisonnable qu’une vérité.

    Le point que j’aimerais soulever sans entrer dans les détails est l’élévation de l’intensité des émotions.

    Dans un quotidien dit “normal”, le panel des émotions est varié mais leur degré est modéré.

    Dans ce far west de la manipulation, la peur arrive en intensité exacerbée à hauteur égale avec la lâcheté. Et puis il y a ce sentiment que l’on rentre rarement ailleurs : une conviction forgée par une sorte d’illusion fabriquée qui permet de se frayer une certaine légitimité en dépit d’une illégalité manifeste. Ce sentiment est associé à une surexcitation des sens qui transporte et transforme une personnalité en justicier de la force qu’il défend. Le résultat est particulièrement uncanny.

    Pour paraphraser : un sentiment de justicier exalté par la manipulation des sens, par la croyance fabriquée d’agir pour le bien de son groupe en dépit de toute rationalité ou objectivité.

    Cette affirmation est valable pour les forces qui nous gouvernent. Le contexte particulier mériterait une articulatiom plus élaborée mais l’essentiel ici posé semble suffisant.

  • Rien de nouveau

    J’ai tellement bien appris mes leçons que je n’ai ici rien appris, sauf à écouter des anedoctes personnelles.

    L’erreur serait de croire que toutes ces techniques ne s’appliquent pas à la France.

    On pourrait ajouter aux non-dits des détails qui causeraient une réflexion bien plus sérieuse que la glamorisation d’un secteur d’activités qui ne rend de compte à personne et qui a, depuis bien longtemps, perdu tout entendement.

    Toutes les anedoctes relatées se rapportent à des cibles importantes, du nucléaire, des armes bactériologiques. Blablabla. La réalité est tout autre. Pour approcher une personne importante, ils remontent et infiltrent toutes les connections possibles, mêmes éloignées, cassent des vies et destins sans aucune pitié, innocents et innocents compris. Tout pour arriver à leur but qui parfois ne vaut même pas les sacrifices provoqués.

    Dommage que le présentateur ne lui ait pas posé la question de la pitié, de la compassion ou de l’humanité. 

    Ironie, ils sont tout autant bernés par leur propre système. Le profil qu’on leur dresse parfois de leur cible ne correspond pas à la vérité. Tough luck pour tout le monde sauf au système qui tire les ficelles.

    En dernier lieu, l’anecdote relatée de l’épisode de la musique de James Bond qui débute à la seconde où ils arrivent. Ce monsieur n’a pas perdu son innocence. J’ai appris tout différent. La minutie est un art. Certains services ont un grand sens de l’humour, surtout lorsqu’ils ont la suprématie de l’action.

  • Warfare

    Carl von Clausewitz

    La défense d’une nation ne reçoit de leçon de personne mais elle les apprend toutes.